Dans le Japon moyenâgeux, le Tonfa était un outil agricole rudimentaire,
utilisé pour écraser les pois de soja. Il était également employé pour porter
des marmites chaudes, sous la forme d'une crémaillère en bois. Un instrument de
forme similaire servait de poignée de meule de riz. En 1677, le roi SHO
SHIN interdit le port des armes sur l'île d'OKINAWA, la plus grande île de
l'archipel des RYU KYU ; Cet archipel est situé au sud du Japon et sépare la mer
de Chine orientale de l'Océan Pacifique. L'insterdiction de port d'arme sera
maintenue par les différents envahisseurs, chinois ou japonais. C'est alors que
les paysans et les pêcheurs utilisèrent leurs outils de travail comme arme et
développèrent l'art du KO BUDO (la voie du petit martial) d'OKINAWA, où le TONFA
trouva une place de choix de part sa forme et sa maniabilité.
2ème PERIODE
Aux Etats-Unis, au début des années 70, un policier pratiquant les
arts martiaux, eut l'idée de transformer cet outil agraire en arme
intermédiaire. Avec le concours de la société MONADNOCK, fabriquant de pièces en
polycarbonate, il met au point le 1er prototype de BATON DE DEFENSE A POIGNEE
LATERALE (BDPL) sous l'appellation "PR 24 STS".
En 1974, le département des shérifs de Los Angeles (Californie) mène la
1ère évaluation du "PR 24 STS" et l'adopte. Dès lors, le BDPL va connaître un
développement international parmi les forces de l'ordre.
3ème
PERIODE
C'est en 1983 qu'un fonctionnaire de police, Robert PATUREL ramène de
stage aux USA le Bâton de Défense à Poignée Latérale en France et en fait sa
promotion. En 1989, son efficacité, comme arme de protection, fait du
BDPL un outil de prédilection pour les services de sécurité. En 1989, les
Brigades du Métro Parisien seront la 1ère grande unité à en être équipé et très
vite les Polices Municipales, les CRS, et la Gendarmerie.